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L'observateur du dimanche

L'observateur du dimanche

Le blog de Benoît de Valicourt - Je vote blanc parce que le bleu est devenu marine et le rouge a perdu de sa passion.


On ne tire pas sur l'ambulance !

Publié par L'observateur du dimanche sur 10 Septembre 2015, 10:19am

Ce matin la une du Point me fait réagir « L’incroyable Madame Merkel, si seulement elle était française … » !

J’en ai marre d’entendre, de lire toutes sortes de critiques sur la France, ses gouvernants et ses gouvernés. J’en ai marre qu’on compare sans cesse la France à l’Allemagne. J’en ai marre du bal des faux-culs qui envahissent les plateaux de télévision, interviewers et interviewés. J’en ai marre qu’on ne s’aime plus, qu’on ne s’aime pas. J’en ai marre qu’on veuille quitter ce pays pour des prairies plus vertes. J’en ai marre qu’on divise la population, qu’on monte des catégories de Français les unes contre les autres.

Je dis ON, parce que j’ai moi aussi ma part de responsabilité, mais aujourd’hui j’en ai marre d’être spectateur de cette comédie dramatique dans laquelle j’ai eu un petit rôle de figurant.

La France n’est pas l’Allemagne, nos histoires sont différentes et n’en déplaise à Monsieur Franz-Olivier Giesbert, Angela Merkel n’est pas française et leurs origines communes n’en font pas un sésame pour l’exemplarité.

Léa Salamé l’autre soir reprochait à Cambadélis de se réveiller trop tard sur le drame des migrants, mais que faisait Léa Salamé quand les premières victimes de ce drame humanitaire échouaient sur les côtes européennes ?

Les politiques ne sont pas responsables de toute la misère du monde, les journalistes ne sont pas responsables de l’incurie des politiques, mais les journalistes sont responsables des choix qu’ils font quand ils décident d’aborder tels ou tels sujets en fonction des objectifs d’audimat fixés.

Nous n’avons peut-être pas le meilleur gouvernement de notre histoire, nous pouvons reprocher le casting de Monsieur Valls, ce caudillo d’opérette avec l’arrogance du roquet et le ton professoral du gardien du dogme de la pensée culpabilisatrice résumé par les quatre « i » d’un langage clivant : inqualifiable, insupportable, inacceptable, intolérable.

Mais critiquer Najat Vallaud-Belkacem, Myriam El Komri, Sylvia Pinel, Cécile Duflot, c’est aussi critiquer Rachida Dati, Nora Berra, Nadine Morano ou Roselyne Bachelot et cela ne fait pas avancer le débat. Ces femmes sont choisies pour ce qu’elles représentent dans l’opinion, pour le message que l’on souhaite envoyer à la plus grande majorité des électeurs, ceux qui se déplacent encore.

De gauche, comme de droite, le choix ne repose pas sur la compétence parce qu’il serait impossible tant la France regorge de gens brillants et pragmatiques.

C’est donc à nous, gouvernés, d’apporter notre concours, de nous engager, de proposer, de solliciter, de nous réveiller. Il n’y a aucune forteresse imprenable, il n’y a que la volonté et la détermination qui vaillent.

Non, le modèle allemand n’est pas la panacée, non la France n’a pas à rougir de ce qu’elle est.

Il est évident que nous devons accueillir les migrants des pays où nous avons allumé le feu, comme il était évident que nous devions accueillir les maghrébins de nos anciens territoires que nous n’avions pas préparés à la transition de la décolonisation.

Nicolas Sarkozy différencie les réfugiés politiques des réfugiés de guerre, mais ce n’est pas la politique, sa politique qui a engendré la guerre ?

Quand j’entends François Baroin dire qu’il ne recevra pas de migrants dans sa ville, parce qu’il ne peut pas recevoir plus d’immigrés qu’il en a déjà, j’ai honte pour la République et Les Républicains qu’il est censé représenter. Baroin lance son cheval de « Troyes » à l’assaut du FN, c’est ridicule, grotesque et nauséabond.

La France compte 36650 communes dont 34 672 ont moins de 5 000 habitants ! Le nouveau contingent de 120 000 personnes qui doivent arriver en Europe pourrait être absorbé par la France seule, soit 3,5 personnes par commune de moins de 5 000 habitants !

Nos campagnes se vident, la Creuse, la Lozère et bien d’autres départements sont ravitaillés par les corbeaux, les écoles ferment et les syndicats crient à la suppression de postes dans l’Education Nationale.

Réinventons nos territoires, ouvrons nos villages aux migrants, redonnons du souffle à ces territoires perdus, rouvrons nos classes pour que la culture de la France rayonne et si dans nos boulangeries de Saint-Robert ou de Baudignan il y a plus de pain pita que de baguette, il y aura toujours l’odeur du pain chaud.

Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier ministre, Monsieur le Ministre de l’Intérieur, soyez force de propositions, redonnez à la France sa fierté d’aimer et je serai là pour vous soutenir et vous aider.

On ne tire pas sur l'ambulance !

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