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L'observateur du dimanche

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Le blog de Benoît de Valicourt - Je vote blanc parce que le bleu est devenu marine et le rouge a perdu de sa passion.


Benoît Hamon ou le Mirage de la Justice Sociale (MJS)

Publié par L'observateur du dimanche sur 11 Mars 2017, 09:27am

On pourrait presque le croire sincère tant son discours s’inscrit dans l’ADN de la République, mais la réalité est ailleurs, loin du pragmatisme économique, loin de la rupture entre les élites et le peuple, loin de la société inspirationnelle dans laquelle nous vivons.

Benoît Hamon est l’héritier d’un socialisme dogmatique et étatique qui peut entrainer des millions de Français en manque de repère, désabusés par notre époque où les injustices sont plus criantes parce que plus médiatisées mais où elles ne sont pas plus nombreuses qu’à l’époque de Jaurès.

Le candidat socialiste est l’homme d’un système, du système, celui des apparatchiks nourris par le parti et par l’Etat. Depuis l’âge de 24 ans, l’argent public pourvoit à ses besoins, ce n’est pas une critique mais cela influence sa perception de la redistribution des richesses et explique sa folle idée du revenu universel.

Mais Hamon, comme les autres candidats à l’élection présidentielle est prisonnier des promesses qu’imposent notre Constitution. Nous oublions trop souvent ce que proclame l’article 1 de la Constitution « la République est indivisible, laïque, démocratique et sociale », d’aucun confondent sociale et socialiste et tous considèrent la République comme la mère nourricière du peuple.

Benoît Hamon fait de l’article 1 son crédo, il l’inscrit comme le socle de ses valeurs, même si la notion démocratique lui échappe quelque peu quand il remet en cause la valeur du référendum de Notre-Dame-des-Landes !

Son dogmatisme le différencie de son challenger néo-socialiste Emmanuel Macron qui s’inscrit davantage dans le social-libéralisme mais qui reste soutenu par les barons du PS qui votent et ont voté toutes les lois socialistes mais qui dans leur ville font preuve d’un certain réalisme ne voulant pas se froisser avec le tissu économique local dont ils ont besoin pour développer leur cité. C’est toute la difficulté de Macron, se positionner en rupture avec le système et être soutenu par les Collomb, Delanoë, Sapin ou Royal.

Finalement, Hamon paraît plus sincère, il croit ou feint de croire que le partage est possible comme l’a cru Martine Aubry quand elle a imposé les 35 h pensant répartir équitablement le travail.

La réalité n’a pas de prise sur les dogmatiques, la réalité est contraire à l’utopie. Le peuple a besoin de rêve, le peuple veut croire en un idéal de justice. Hamon qui a su mobiliser les Jeunes Socialistes en leur faisant croire qu’ils influenceraient la ligne du parti par leur autonomie fait croire aux plus modestes, aux plus fragiles qu’il partagera la richesse du grand capitalisme pour plus de justice sociale risquant au passage de mettre sur la paille sa tendre et douce Gabrielle, responsable des affaires publiques de Louis Vuitton dont le Président est la 2ème plus grande fortune de France. Car chez les dogmatiques, il y a une forme de schizophrénie, ce que l’on veut pour les autres ne s’applique pas à soi, le dogme s’impose au peuple, pas à celui qui le promulgue.

Benoît Hamon ou le Mirage de la Justice Sociale (MJS)

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