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L'observateur du dimanche

L'observateur du dimanche

Le blog de Benoît de Valicourt - Je vote blanc parce que le bleu est devenu marine et le rouge a perdu de sa passion.


Le cul entre deux chaises ...

Publié par L'observateur du dimanche sur 25 Février 2007, 14:47pm

Catégories : #observateurdudimanche

Le week end dernier, j'étais à Istanbul, ville à cheval entre l'Occident et l'Orient, belle ville architecturale et riche d'un passé glorieux. J'ai aimé cette ville, son peuple aux origines diverses, la gentillesse de ses habitants.

J'ai observé la fierté nationale dans les rues, sur les places, où le drapeau turc flotte, même sur les petites collines qui bordent le Bosphore, ce drapeau rouge frappé du croissant et de l'étoile omniprésent rappelle que ce pays s'est reconstruit après la défaite des grecs en 1922 et qu'Atatürk a construit un Etat moderne ; son portrait est d'ailleurs partout, comme si en France, des gravures de Napoléon étaient accrochées au dessus de chaque tableau noir dans nos écoles.

J'ai découvert une ville duale mais dans laquelle domine la fierté d'un seul peuple, d'une culture et d'une religion. L'appel à la prière rythme la journée des stambouliotes et les nombreuses mosquées affirment l'identité musulmane de ce pays. La petite partie occidentale de la ville est marquée par l'influence ottomane, l'esprit européen n'est présent que par le caractère cosmopolite de la cité et les biens de consommation que nous exportons.

En 1999, ce pays a été reconnu officiellement candidat à l'Union Européenne, et depuis la France a voté non au référendum sur la Constitution Européenne. Tout est mélangé, le sens de l'adhésion de la Turquie à l'Europe, la construction européenne, la force d'un marché économique commun, ...

Je ne crois pas que la Turquie puisse rejoindre un jour l'Europe, car cela ne rendrait pas service au peuple turc qui rejoindrait une union de peuples, ayant un socle commun, dans laquelle leurs différences culturelles, historiques et religieuses seraient mises en exergue. 

Le vrai débat ne repose pas sur Chypre, le génocide arménien ou la question kurde mais sur la situation géographique de ce pays et l'origine culturelle de son peuple issue de l'Asie Centrale ; son adhésion à l'UE conduirait à repousser les frontières de l'Europe vers la Géorgie, l'Arménie, l'Iran, l'Irak et la Syrie ... nous serons alors, bien loin des plages océanes de l'Atlantique ou des fjords norvégiens ! Sérieusement, il est impossible de modifier la structure même de nos continents et leur histoire.

 En revanche, favorisons, renforçons les liens économiques définis en 1963 entre la Turquie et l'Union Européenne, oeuvrons à la création d'un marché économique "Mer Noire" qui rassemblerait les peuples qui ont su commercer, ensemble, depuis longtemps grâce à la Mer Noire. Cette zone serait un croissant d'Istanbul à Soukhoumi (Géorgie), et dans laquelle l'Arménie aurait toute sa place. Mais je rêve, certaines cicatrices ne se referment pas et l'Histoire s'oppose à la géographie.

© kizlarindunyasi.com

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