Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

L'observateur du dimanche

L'observateur du dimanche

Le blog de Benoît de Valicourt - Je vote blanc parce que le bleu est devenu marine et le rouge a perdu de sa passion.


Le mariage gay, une question de mauvaise humeur !

Publié par L'observateur du dimanche sur 21 Octobre 2012, 12:09pm

Catégories : #observateurdudimanche

Depuis le 15 août 2012 et l’appel à la prière pour la France de Monseigneur André Vingt-Trois, je me suis demandé ce qui clochait dans cette histoire de mariage gay tant l’Eglise de France carillonnait à qui voulait l’entendre que la République Française ne devait pas légiférer sur cette question. Cette fameuse prière m’a permis de réfléchir et de ne plus m’opposer au mariage gay ; bien sûr, je crois à la famille, à ses valeurs, au rôle du père et de la mère, je crois aussi en Dieu et en Son immense amour.

Alors, quand je relis cette prière, je mesure toute la dichotomie dans le discours de ce Prince de l’Eglise. « Prier pour les familles et l’engagement des époux l’un envers l’autre et envers leurs enfants en signe de la fidélité de l’amour » exclurait-il le fait d’être homosexuel comme s’il ne pouvait y avoir d’engagement et de fidélité entre deux personnes de même sexe ?

« Prier pour les enfants et les jeunes pour qu’ils cessent d’être les objets des désirs et des conflits des adultes pour bénéficier pleinement de l’amour d’un père et d’une mère et pour que nous aidions chacun à découvrir son propre chemin pour progresser vers le bonheur » exclurait-il les enfants n’ayant pas un père et une mère et exclurait-il les jeunes femmes et jeunes hommes qui découvrent leur sexualité « différente » ?

Mais Dieu, pour ceux qui croient en Lui, nous a fait à Son image et nous laisse libres, libres d’aimer, libres d’haïr, libres de respecter, libres de nous engager.

Que l’Eglise rappelle à ses fidèles que le mariage est un de ses 7 sacrements, cela me semble normal, elle est dans son rôle. Mais que l’Eglise tente d’influencer le législateur, elle sort de son rôle à double titre : d’une part, parce que le mariage est civil depuis 1792 et d’autre part, parce que la loi de 1905 sépare l’Eglise et l’Etat et que la Constitution de notre République dispose que « la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale ».

Lorsque que j’ai épousé Rachel, je me souviens avoir été déçu de ne pas pouvoir me marier d’abord à l’Eglise tant pour moi ce sacrement revêtait tout son sens dans l’engagement que j’allais prendre, mais l’abbé qui me préparait au mariage m’expliquait que sans le certificat délivré par la mairie, il ne pourrait pas nous déclarer unis par les liens sacrés du mariage.

Le mariage gay n’est donc pas une question religieuse mais une question de société, il n’est pas demandé aux prêtres d’unir deux personnes du même sexe, il n’est pas non plus demandé aux prêtres de baptiser des enfants dont les deux parents seraient de même sexe, même si tous les enfants sont les enfants de Dieu.

En revanche, il est demandé à chacun de réfléchir au sens du respect et de la tolérance. Il est demandé à chacun de se poser la question de savoir si un enfant ne peut pas être plus heureux dans un foyer où deux personnes de même sexe s’aiment que dans un foyer hétérosexuel où la violence se conjugue parfois avec le drame.

Monseigneur Vingt-Trois, Monseigneur Barbarin, comment vouloir aider chacun à découvrir son propre chemin pour progresser vers le bonheur en l’empêchant d’être heureux ?

Le mariage gay, une question de mauvaise humeur !

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents